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Bien supervisés, les jeunes peuvent “pousser de la fonte” sans danger
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La musculation (ou l’entraînement en force), qui peut s’effectuer à l’aide d’appareils, de poids libres et d’autres accessoires, de même que les exercices pliométriques permettent d’améliorer le geste sportif et de prévenir les blessures. Cependant, plusieurs craignent que ce type d’entraînement ait des répercussions négatives sur la santé des jeunes athlètes. La revue de littérature : Resistance training among young athletes : Safety, efficacy and injury prevention effects (2010), réalisée sur le sujet indique toutefois que les enfants et les adolescents peuvent s’y adonner en toute confiance, à condition de respecter certaines règles d’usage.

Voici les conclusions de cette revue de littérature :

– 77,2 % des blessures liées à l’entraînement de la force chez les 8 à 13 ans sont accidentelles et concernent les membres suivants : les mains (33,5 %), les pieds (30,3 %), la tête (13,8 %), le tronc (12,4 %), les bras (7,9 %) et les jambes (1,8 %).

– Aucune étude ne prouve que l’entraînement en force augmente le risque de blessures aux plaques de croissance, contrairement aux sports à impact, où les athlètes doivent absorber parfois jusqu’à sept fois le poids de leur corps.

– L’évaluation de la force par la méthode du 1 RM, c’est-à-dire où l’on demande à l’athlète de soulever la charge la plus élevée possible pour une répétition, semble sécuritaire. Cependant, l’entraîneur doit estimer de façon judicieuse la charge et fournir une supervision adéquate.

– L’accent doit être mis sur la qualité d’exécution du geste, et non la charge soulevée.

– Toute séance doit être précédée par un échauffement dynamique.

– Les séances doivent comprendre des exercices ciblant les principaux groupes musculaires, autour de l’articulation de la hanche, ainsi que l’abdomen et le bas du dos.

– Une supervision, une progression et une périodisation appropriées permettent d’éviter la majorité des blessures associées à la musculation.

La musculation, ou toute forme d’entraînement de la force, est donc un exercice physique complémentaire tout à fait sécuritaire pour les jeunes, à condition qu’on leur fournisse l’encadrement adéquat et que l’on respecte les principes de progression et d’individualisation en relation avec le stade de développement de chacun.


Avec la participation de Joanie Caron.


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Guy Thibault

Guy Thibault

Docteur en physiologie de l’exercice, Guy est directeur des Sciences du sport de l’Institut national du sport du Québec et professeur associé au Département de kinésiologie de l’Université de Montréal. Ses deux derniers livres sont des succès de librairie : Entraînement cardio, sports d’endurance et performance ; et En pleine forme, conseils pratiques pour s’entraîner et persévérer.

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