L’aptitude aérobie devrait être considérée comme un signe vital

Des recherches récentes indiquent que l’on devrait appréhender le risque de maladies cardiovasculaires en examinant non seulement le niveau d’activité physique du patient, mais également le temps qu’il passe assis et son aptitude aérobie (la consommation maximale d’oxygène, VO2max). C’est ce qui ressort de cette revue narrative: Physical activity, sedentary behaviours, and cardiovascular health: When will cardiorespiratory fitness become a vital sign? (2016), du chercheur québécois Jean-Pierre Després.

Il est bien connu que la pratique régulière d’activités physiques aérobies d’intensité moyenne ou élevée a un effet salutaire pour la santé cardiométabolique. Mais encore trop peu de gens savent que les heures de sédentarité prolongées en position assise sont également un facteur de risque important, et ce, indépendamment du niveau d’activité physique.

Par ailleurs, de nombreuses recherches indiquent clairement que l’aptitude aérobie est le meilleur indice du risque de mortalité et de morbidité. En fait, pour apprécier ce risque, le VO2max est nettement plus approprié que les facteurs couramment cités comme le tabagisme, la cholestérolémie, la pression artérielle ou le diabète.

En s’appuyant sur des rapports de recherche édifiants, le professeur Després met en avant l’idée que pour réduire le risque de maladies cardiovasculaires, il faut cibler à la fois la réduction de la sédentarité et l’augmentation du niveau de pratique régulière d’activités physiques aérobies.

Il propose également de considérer la mauvaise condition cardiorespiratoire comme un facteur de risque indépendant des maladies cardiovasculaires et de la mortalité associée.

Bref, que l’aptitude aérobie fasse partie des signes vitaux à apprécier pour l’évaluation et la prise en charge des facteurs de risque de maladies cardiovasculaires.

 


Vous avez aimé… Partagez !

Laisser un commentaire