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Des muscles inspiratoires bien entraînés pour nager plus vite !
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La diminution de la force des muscles inspiratoires dans les derniers moments d’un effort d’endurance affecte la performance. Toutefois, on ignore le moment critique où les muscles inspiratoires perdent leur aptitude de façon significative.

Dans Alterations in maximal inspiratory mouth pressure during a 400-m maximum effort front-crawl swimming trial (2009), on révèle qu’en natation, une diminution importante de la performance des muscles inspiratoires survient après 300 mètres. Cela suggère que pour les épreuves de 400 mètres et plus, les nageurs ont intérêt à entraîner spécifiquement leurs muscles inspiratoires.

Des nageurs ont effectué différents essais afin de documenter la diminution de la pression développée par leurs muscles inspiratoires pendant la nage sur différentes distances, toutes parcourues à la vitesse du 400 mètres. Ayant d’abord effectué un échauffement similaire à celui effectué en compétition, la pression maximale générée par leurs muscles inspiratoires a été mesurée à l’aide d’un appareil portable, en position debout, puis en immersion dans l’eau, avant d’effectuer les essais sur 100 et 200 mètres, puis pendant une autre séance, sur 300 et 400 mètres. Tous les essais ont été effectués à la même vitesse de nage. La différence de pression fut mesurée à chaque essai.

Peu de différences (par rapport aux valeurs de repos) ont été observées sur 100 et 200 mètres, contrairement à une diminution majeure de la pression inspiratoire maximale après 300 mètres (15,1 %), soit à environ 3,5 minutes d’effort. Après 400 mètres, la diminution de la pression générée par les muscles inspiratoires était sensiblement la même (15,3 %), ce qui indique que le moment critique se trouve à environ 300 mètres.

Afin d’atténuer cette fatigue ou de retarder le moment de son apparition, on peut conclure que les nageurs ont donc intérêt à entraîner leurs muscles respiratoires (inspiratoires et expiratoires) en force (avec un appareil comme le PowerLung)

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ou en endurance (avec un appareil comme le SpiroTiger).

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Avec la participation de Joanie Caron.


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Guy Thibault

Guy Thibault

Docteur en physiologie de l’exercice, Guy est directeur des Sciences du sport de l’Institut national du sport du Québec et professeur associé au Département de kinésiologie de l’Université de Montréal. Ses deux derniers livres sont des succès de librairie : Entraînement cardio, sports d’endurance et performance ; et En pleine forme, conseils pratiques pour s’entraîner et persévérer.

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