Test | GOREWEAR : Spinshift
30 novembre 2024
Geneviève Healey
En tant qu’ultracycliste, je roule sous tous les types de météo, des plus chaudes aux plus froides et des plus sèches aux plus humides. Comme le dit l’adage : il n’y a pas de mauvaise température, que des mauvais vêtements. C’est pourquoi dénicher la meilleure veste imperméable est un impératif. Jusqu’à il n’y a pas si longtemps, la veste Shakedry de Gorewear, avec ses facultés presque magiques d’assèchement rapide après avoir été secouée, trônait au sommet des items indispensables de plusieurs cyclistes. Mais l’enduit externe à base de téflon de cette veste si appréciée (qui empêche l’eau de pénétrer et la fait perler) est nocif pour l’environnement. Gorewear a donc choisi de s’éloigner des polymères fluorés (PFC) et s’engage à atteindre l’objectif de fabriquer des vêtements exempts de ces molécules délétères pour l’environnement.
C’est donc de ces préoccupations qu’est née la veste Spinshift. Elle constitue une veste confortable et légère qui protège des intempéries, mais avec une empreinte carbone réduite, sans PFC.
Les détails de la veste
Contrairement à la Shakedry seulement offerte en noir, la Spinshift, fabriquée à partir de matières recyclées, l’est en deux nouvelles couleurs : vert lime et lilas. Des options que permet la nouvelle génération de la membrane ePE GORE-TEX, en plus de quelques éléments réfléchissants ajoutés. De plus, il est sans danger d’usure prématurée de la porter avec un sac à dos léger, ce qui était déconseillé avec la Shakedry. Enfin, avec ses 123 g la Spinshift a été conçue pour épouser spécifiquement la position du cycliste légèrement penché vers l’avant; Gorewear la qualifiant de seconde peau. Tout cela en plus de ses propriétés primaires : résister à l’eau, couper le vent et être durable.
Les tests
J’ai testé le modèle de taille médium pour femme, vert lime et j’ai adoré les couleurs voyantes, me sentant plus en sécurité sur les routes achalandées. Étant aussi propriétaire de la veste C7 Shakedry, j’ai apprécié la coupe plus ajustée qui rend la Spinshift légèrement inconfortable portée debout, mais ô combien parfaite une fois sur le vélo. Il est cependant un peu ardu de stocker des choses dans les poches arrière de son maillot une fois que la veste est zippée par-dessus. La bande noire plus épaisse appliquée près de la fermeture éclair est un bel ajout et fait en sorte qu’il est possible de zipper et dézipper la veste d’une seule main, ce que la minceur de la Shakedry permettait difficilement. J’aurais toutefois aimé une fermeture éclair à double-sens, pour des options supplémentaires de ventilation. Enfin, la Spinshift est certes un peu moins compressible, puisqu’elle est faite d’un tissu plus épais, donc plus volumineuse lorsque roulée dans sa pochette et d’une forme carrée moins pratique que la forme cylindrique de la Shakedry rangée, mais elle laisse l’impression qu’elle sera plus durable. En effet, si l’effet ultra mince de la Shakedry est génial, j’ai toujours peur de la déchirer. Bien que l’effet « secouer et sécher » ne soit plus possible avec la Spinshift, il s’agit d’une veste hautement respirante et imperméable, qui sèche très rapidement. Mentionnons aussi que cette dernière garde un peu plus au chaud que sa prédécesseure.
En somme, on peut dire que Gorewear a magnifiquement réussi son pari d’offrir une alternative légère, durable et imperméable à la Shakedry, en plus de le faire sans danger pour l’environnement.
L’entreprise a d’ailleurs remporté le prix EuroBike Award 2024 en mettant la Spinshift sur le marché. C’est donc dire que malgré ses quelques 28 grammes supplémentaires, la Spinshift est une option très performante à avoir sur soi à vélo pour se protéger des intempéries ou lors des journées plus fraîches. Disponible en ligne, au coût de 250$ US sur le site internet de Gorewear.











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