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Même les athlètes chevronnés gagnent à entraîner l’endurance de leurs muscles respiratoires Même les athlètes chevronnés gagnent à entraîner l’endurance de leurs muscles respiratoires
L'entraînement en endurance des muscles respiratoires s'accompagne d'une amélioration de la performance à vélo chez les cyclistes entraînés. Même les athlètes chevronnés gagnent à entraîner l’endurance de leurs muscles respiratoires

L’entraînement spécifique des muscles respiratoires, en force ou en endurance, fait depuis quelques années l’objet de recherches. On sait donc que leur entraînement en force (voir Améliorez votre endurance en musclant vos poumons !) s’accompagne d’une amélioration de la performance en endurance chez les athlètes et on sait que leur entraînement en endurance s’accompagne d’une amélioration de la fonction ventilatoire chez les athlètes et les non athlètes.

Cependant, on ne sait pas si l’entraînement en endurance des muscles respiratoires s’accompagne d’une amélioration de la performance en sports d’endurance chez les athlètes qui profitent déjà d’une bonne aptitude aérobie.

Dans Endurance training of respiratory muscles improves cycling performance in fit young cyclists (2004) on a donc étudié les effets d’un entraînement en endurance des muscles respiratoires sur la performance en endurance chez des cyclistes et des triathloniens expérimentés. Le VO2max moyen des 20 sujets était de 56,0 ml/kg/min. Ils ont été divisés en 3 groupes : un groupe expérimental (10 sujets), un groupe placebo et un groupe témoin.

Les sujets du groupe expérimental ont ajouté à leur entraînement habituel (pendant 4 semaines) un entraînement en endurance des muscles respiratoires composé de 20 séances de 45 min.

Lors des séances d’entraînement en endurance des muscles respiratoires, les sujets devaient respirer avec un masque restreignant le flot de leur respiration, augmentant ainsi l’effort sur leurs muscles respiratoires. Afin d’augmenter l’intensité de cet exercice, les sujets du groupe expérimental devaient augmenter, d’une séance à l’autre, le volume d’air respiré ainsi que la fréquence respiratoire. Les sujets du groupe placebo avaient des cibles de volume et de fréquence fixes établies à 65 % de leurs valeurs maximales mesurées.

Après les 4 semaines d’entraînement en endurance des muscles respiratoires, les sujets du groupe expérimental ont connu :

  • une amélioration de 4,7 % de leur performance au contre-la-montre de 40 km ;
  • une augmentation de 12 % de leur aptitude à maintenir leur capacité ventilatoire (endurance ventilatoire).

Aucune amélioration ne fut notée chez les sujets du groupe placebo et du groupe témoin.

Quant aux valeurs de VO2max, de la force ventilatoire et de la perception de l’effort (respiratoire et musculaire), elles sont demeuré inchangées chez les 3 groupes.

Cette étude confirme que l’entraînement en endurance des muscles respiratoires s’accompagne rapidement d’une amélioration significative de la performance en endurance chez des cyclistes et triathloniens entraînés.

 

Les athlètes de haut niveau auraient donc avantage à ajouter à leur entraînement régulier, des séances d’entraînement spécifique des muscles respiratoires, tant en endurance qu’en force.


Lectures suggérées
Effect of respiratory muscle training on exercise performance in healthy individuals : A systematic review and meta-analysis (2012)
Effects of respiratory muscle training on performance in athletes : A systematic review with meta-analyses (2013)


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Xavier Bonacorsi

Xavier Bonacorsi

Photographe, kinésiologue, constructeur et disciple de la maxime : « la vie se passe dehors »; Xavier écrit pour divers magazines de photographie, d'entraînement, de santé et de plein-air.

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