NATURE HUMAINE

Là où la science, l'expérience et la passion
pour l'activité physique, la performance et le plein-air se rencontrent

Entraînement - Équipement - Plein-air

NEWS | Nouvelle membrane « éco-responsable » signée Helly Hansen

Une membrane imper-respirante dont l’empreinte écologique de fabrication et d’utilisation est franchement réduite !

Le très réputé équipementier norvégien Helly Hansen (HH) annonçait récemment (et en grande pompe) la sortie de sa toute nouvelle membrane imper-respirante LIFA® Infinity Pro. Sa principale qualité est le déperlant sur sa surface externe : celui-ci est permanent !

D’ordinaire, les coquilles (manteau, pantalon, etc.) avec membrane imper-respirante requièrent qu’une couche de déperlant DWR (Durable Water Repellent) soit appliquée de façon régulière à leur surface afin que l’eau perle et ne pénètre pas à l’intérieur de la couche externe de l’étoffe. Le hic avec ce déperlant est qu’il n’est pas durable (malgré son appellation !) et que sa fabrication et son usage ont un impact environnemental non négligeable.

Dans son communiqué, HH annonçait : « En combinant nos fibres Lifa, une technologie qui est légère et hydrophobe, avec la membrane Lifa infinity, on obtient la Lifa Infinity Pro : une étoffe extrêmement imperméable et hautement respirante, dont le déperlant de surface est permanent, répondant ainsi à un souci écologique croissant dans l’industrie du vêtement de plein-air ».

Mais au-delà de la prouesse technique et des performances du nouveau tissu, la fierté et l’excitation dans l’équipe qui assurait la présentation venaient visiblement d’ailleurs.

En effet, d’après Helly Hansen, cette technologie va changer la donne dans l’industrie : il s’agit de la première membrane imper-respirante fabriquée sans l’utilisation de produits chimiques ou solvants.

De plus, la construction et le processus de production, affirme l’équipementier norvégien, assure un tissu robuste et durable dont l’efficacité du déperlant permanent ne se détériore pas ni à l’usure ni au lavage. La pérennité du déperlant signifie aussi que les coquilles ne nécessitent pas d’être séchées au séchoir pour réactiver le DWR.

Au lancement de la nouvelle membrane, l’entreprise révélait deux nouveaux modèles de veste : une dédiée au skieurs et snowboarders de station (Odin Mountain Infinity Shell-  Jacket – 800 $ CAD) et l’autre orientée vers la pratique d’activités hors-piste ou de haute montagne (Elevation Infinity Shell Jacket – 900 $ CAD).

Seul inconvénient : ces vestes ne sont pour l’instant disponibles qu’en gris. Mais bon, un tel choix limité de couleurs est un maigre sacrifice quand on a à coeur la santé de notre belle planète !

Issam Yousef, l’expert technique responsable du développement de produit explique : « Avec LIFA INFINITY PRO™  nous avons une technologie qui répond aux professionnels les plus exigeants en offrant une imperméabilité et une respirabilité extrêmes ainsi qu’une durabilité inégalée. Et cela, en minimisant l’impact sur l’environnement ! »

Le slogan de la nouvelle technologie : Imperméable – Respirant – Responsable


Rapide survol de l’impact sur l’environnement des membranes imper-respirantes

Pour fabriquer des polymères comme le Gore-Tex® on utilise du perfluoroéthylène (aussi connu sous le nom de Téflon), une molécule dérivée de l’éthylène dont on remplace les quatre atomes d’hydrogène par un atome de fluor. Ce gaz, extrêmement inflammable, peut non seulement être absorbé par les voies respiratoires et affecter les reins. Il s’avère aussi très cancérigène.

De plus, le déperlant perd de son efficacité avec l’usage et le lavage. Il est alors nécessaire de ré-hydrofuger nos chères coquilles en les traitant avec des produits qui restaurent les propriétés imperméables et optimisent la respirabilité. Ceci se fait d’ordinaire en ajoutant du déperlant liquide au cycle du lavage. On comprendra qu’une bonne quantité de produit (nocif) finira par se retrouver dans la nature, via les égouts et les fausses septiques.

Ce n’est pas tout ! Pour boucler le processus et raviver l’efficacité du vêtement, il est nécessaire de le faire sécher par culbutage à chaud, ce qui occasionne une dépense énergétique importante qui, en simplifiant, augmente l’empreinte écologique de l’utilisation du vêtement.


Pour en savoir plus : www.hellyhansen.com


Vous avez aimé… Partagez !

Patrice Halley

Patrice Halley

Patrice Halley est un nomade professionnel. Photographe, journaliste, auteur, rédacteur en chef et plus récemment caméraman-réalisateur documentaire. Adepte de snowboard, vélo de montagne, SUP, canot, kayak et de treks en régions très, très, éloignées. On peut voir son travail sur www.patricehalley.com

Aucun commentaire

Soyez le premier à laisser le vôtre !

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *