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Test | HELLY HANSEN : Lifaloft Hooded Insulator
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Est-ce que Helly Hansen vient de créer la meilleure veste et couche intermédiaire de sécurité de l’histoire du plein air ? Possiblement !

Depuis plus de trois décennies, les fabricants de matières synthétiques ne cessent d’innover pour nous offrir des produits de plus en plus performants qui rivalisent en confort et qualité avec le duvet.

« Le Lifaloft™ est une révolution isolante qui vous tiendra au chaud avec moins de volume et de poids » déclare le fabriquant Helly Hansen. Développé en coopération avec la compagnie PrimaLoft®, créatrice de la première fibre synthétique biodégradable au monde, le Lifaloft est une combinaison de synthétiques qui capture plus d’air que d’autres matières synthétiques (comme le polyester) pour un poids moindre. On se rapproche ainsi des qualités du duvet, tout en étant moins vulnérable à l’eau et l’humidité : les propriétés intrinsèques déperlantes et hydrophobes de ses fibres assurent une bonne isolation même lorsque l’humidité est pénétrante, et ce, sans aucun traitement.

Plus fine et plus légère que le polyester, la fibre Lifaloft serait 20 % plus légère.

La structure de la fibre permet aussi de retenir d’une plus grande quantité d’air, d’où un effet isolant accru.

Premières impressions

D’abord, la languette surdimensionnée du curseur de fermeture éclair est très facile à saisir et à manipuler, même avec des gants ou des mitaines. La confection de la veste Insulator est excellente et ses coutures résistantes. Le « fit » près du corps est excellent et il laisse suffisamment d’espace pour être porté soit comme manteau principal, avec par exemple, une couche de base en laine merino à laquelle on peut ajouter une deuxième sous couche, comme une laine polaire.  Et on peut l’utiliser comme couche intermédiaire, en combinaison avec une membrane de style Gore-tex ou encore, en haute montagne, sous une veste isolée, comme couche complémentaire de sécurité.

Les deux poches sont munies de fermetures éclair de très bonne qualité, faciles à opérer. Il est d’ailleurs possible de rouler la veste en boule au complet pour la ranger dans l’une ou l’autre des poches.

La veste possède aussi deux poches intérieures ouvertes qui peuvent accueillir gants ou tuque. J’aurais préféré que celles-ci puissent se fermer avec fermeture-éclair réversible. Elles auraient pu se transformer en sacoche pour transporter la veste.

Un petit cordon d’ajustement de la taille se trouve dans les poches. Il se serre suffisamment pour empêcher l’air de passer.

Le seul bémol vient de la capuche qui, bien que suffisamment grande pour être portée par dessus un casque d’escalade, ne possède pas de cordon d’ajustement. Ce qui fait qu’elle tend à glisser devant les yeux lorsqu’on la porte sans casque.

À 340 grammes, on peut aisément comparer cette veste aux “duvets” hydrofuges 800 dont le poids varie en moyenne de 222  à 295 grammes pour les modèles les plus performants. Par contre, comme toutes les matières synthétiques, la compression reste le point faible du Insulator qui, bien que léger et compact, ne peut toujours pas rivaliser sérieusement avec le duvet.

Testée en ville et en montagne

La veste a été testée tant en conditions urbaines qu’en montagne. Portée en tant que manteau lors de promenades urbaines (jogging léger et marche active) à des températures de -10ºC avec des rafales de vent d’environ 40 km/h. Elle s’est avérée confortable et a offert une excellente résistance au vent.

En montagne, utilisée comme une couche intermédiaire lors d’activités physiques moyennement intenses (descente en snowboard), la veste a efficacement conservé ma température corporelle sans pour autant provoquer de surchauffe ou de refroidissement important lors d’arrêts prolongés (températures variant de -8 ºC à -12ºC avec des vents variant de 5 à 15 km/h.)

J’ai aussi testé le Insulator en la laissant 5 minutes sous la douche (le temps d’une bonne ondée) pour ensuite la porter à même la peau. La veste retient la chaleur corporelle même après avoir été exposée au facteur H2O ! Quelques minutes plus tard, bien que la fibre retienne encore un peu l’humidité, la veste semble presque sèche.

Donc, la veste Insulator offre une versatilité maximale sans pour autant faire de compromis sur l’ajustement et la technicité. Particulièrement légère, très compacte, elle est assez résistante à l’eau pour vous garder au sec sous une ondée ou au chaud, de la ville à la montagne.

Celles et ceux soucieux de leur empreinte de carbone seront heureux d’apprendre que l’absence d’isolant en polyester diminue son impact sur l’environnement.

Son design en motif matelassé n’est par ailleurs pas désagréable pour les yeux !

Alors est-ce que le Insulator est la meilleure veste légère isolée « all around » ?  À vous d’en juger, mais attention, l’essayer c’est l’adopter !


Avec la participation de Xavier Bonacorsi


Pour en savoir plus : www.hellyhansen.com

$ 270 CAD
340 g
  • La coupe, légèreté, résistance à l'eau, le confort
  • Manque d'ajustement du capuchon, tissu un peu bruyant

85 of 100

70 of 100

95 of 100

92 of 100

90 of 100

80 of 100

90 of 100


Les notes sont basées sur la comparaison avec des produits équivalents, et la durabilité est évaluée en fonction de l’analyse des composantes et s’appuie sur expérience des auteurs, et non pas sur une utilisation à long terme.


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Patrice Halley

Patrice Halley

Patrice Halley est un nomade professionnel. Photographe, journaliste, auteur, rédacteur en chef et plus récemment caméraman-réalisateur documentaire. Adepte de snowboard, vélo de montagne, canot, kayak et treks en régions très, très, éloignées.

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