Si on connait bien le lien, immédiat et à court-terme, entre l’activité physique et le bien-être, on en sait très peu sur le lien à long terme. On ignore, par exemple, si un changement dans les habitudes d’activité physique peut, à long terme, avoir des répercussions sur l’humeur et le bonheur. Afin d’explorer le sujet, les chercheurs de Long-term association between leisure-time physical activity and changes in happiness: Analysis of the prospective national population health survey (2012) , se sont servi d’un sondage national sur la santé effectué entre 1994-1995 et 2008-2009 par Statistique Canada.
Les répondants furent classés en deux catégories : actifs et non-actifs. On a examiné, sur quatre ans, les changements dans leur niveau d’activité physique pendant les moments de loisir.
Il ressort principalement de cette analyse les points suivants :
- les gens inactifs sur deux années consécutives ont deux fois plus de risque, comparés aux gens actifs, d’être malheureux;
- comparés aux inactifs qui deviennent actifs, ceux qui demeurent inactifs, ont davantage tendance à être malheureux;
- les actifs qui deviennent inactifs, sur une période de deux ans, ont tendance à devenir malheureux;
- les répondants malheureux et actifs ont 13 % plus de chance de devenir heureux, sur deux ans, que les malheureux inactifs;
- les inactifs qui deviennent actifs après deux ans ont trois fois plus de chance d’être heureux à la quatrième année que les inactifs qui le demeurent.
Ces observations indiquent que la pratique régulière d’activités physiques pendant les moments de loisir a des répercussions positives à long terme sur l’humeur et le bonheur.
Et comme le bonheur est l’un des facteurs contribuant à la bonne santé mentale et physique, ces résultats peuvent s’ajouter aux arguments en faveur de la promotion de l’activité physique comme moyen d’améliorer la qualité de vie.