NATURE HUMAINE

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Passer du temps en plein-air améliore la créativité !
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Adultes comme enfants, nous passons de plus en plus de temps à interagir avec des appareils électroniques, tant dans nos loisirs qu’au travail ou à l’école ; et nous accordons de moins en moins de temps à des activités en plein-air. En 2012, aux Etats-Unis, les enfants passaient de 15 à 25 minutes par jour à jouer dehors ou à s’adonner à une activité sportive ; et ce chiffre est en constant déclin. De plus, toujours aux USA, on a vu des diminutions de 20 % dans la fréquentation des parcs nationaux per capita (1988 à 2012), et de 18 à 25 % dans les loisirs en plein-air (1981 à 2012). La situation est si criante que l’on parle aujourd’hui du « syndrome du déficit de nature ». On sait déjà que ce nouveau mode de vie très urbain, sédentaire et de plus en plus dépendant de la technologie, a indéniablement des répercussions sur notre santé physique. Mais qu’en est-il de notre santé cognitive ?

Certaines études confirment la théorie de la restauration de l’attention (ART), qui stipule que passer du temps en nature contribuerait à restaurer certaines fonctions du cortex pré-fontal, tels que :

  • l’attention sélective,
  • la résolution de problème,
  • l’inhibition,
  • le multi-tasking.

Dans la présente étude : Creativity in the wild : improving creative reasoning through immersion in natural settings (2012), les chercheurs ont voulu déterminer si passer du temps en plein-air pouvait aussi régénérer des fonctions cognitives de plus haut niveau, comme celle de la résolution créative de problèmes. 26 femmes et 30 hommes, âgés en moyenne de 28 ans, ont formé huit groupes pour ensuite partir en randonnée en nature durant quatre à six jours, où l’utilisation de toute forme d’appareil électronique était interdite.

Pour évaluer les effets d’un séjour prolongé en plein-air, on a demandé aux sujets de quatre des huit groupes (PRE) de se soumettre, le matin de leur départ, au test RAT (Remote Associates Test), un test souvent utilisé pour mesurer la pensée créative et le insight problem-solving. Les sujets (POST) ont effectué le test, en plein-air, le matin du quatrième jour de leur randonnée.

Résultat

Les sujets PRE ont obtenu une note moyenne de 4,14 au test RAT, tandis que celle des sujets POST était de 6,08. Ceci se traduit par une amélioration de la performance de près de 50 %, après 3 jours complets passés en plein-air.

Un séjour prolongé en nature aurait donc des effets positifs significatifs sur la performance de nos fonctions cognitives de haut niveau.

Les chercheurs soulignent cependant qu’ils ne pouvaient affirmer que seule l‘exposition à l’environnement calme et paisible de la nature en soit la cause ; qu’ils ne pouvaient évaluer le rôle que l’absence totale d’appareil électronique durant l’étude ait pu jouer. Des études de séjours en plein-air, où les sujets ne seraient pas privés d’appareils électroniques pourraient éclaircir davantage la question. D’ici là, on peut néanmoins conclure que prendre congé de ses appareils électroniques et de son mode de vie urbain, pour passer du (bon) temps en plein-air, ne peut que faire du bien !


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Xavier Bonacorsi

Xavier Bonacorsi

Photographe, kinésiologue, constructeur et disciple de la maxime : « la vie se passe dehors »; Xavier écrit pour divers magazines de photographie, d'entraînement, de santé et de plein-air.

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