Test | TAILFIN – Accessoires de transport

Deux ans après mon premier test des produits Tailfin, force est de constater que l’entreprise britannique n’a pas cessé d’innover! Sa gamme de bagagerie s’est enrichie de nouvelles options qui permettent d’adapter encore mieux le système au type de vélo, à la durée de la sortie et, surtout, à la quantité de matériel à transporter.

Conquise par la stabilité et la polyvalence de l’AeroPack lors de mes premiers essais, j’ai poursuivi l’expérience cet été avec trois nouveautés : le Journey Rack en aluminium, le petit SpeedPack et la nouvelle génération de l’AeroPack, rebaptisée CargoPack.

Trois produits fidèles à la philosophie Tailfin, mais qui permettent désormais de passer d’une configuration minimaliste à une véritable installation de bikepacking.

Journey Rack : l’aluminium pour aller partout

Tailfin s’est d’abord fait connaître avec son élégant support arrière en carbone. Léger, stable et amovible en quelques secondes, il faisait déjà partie de mes coups de cœur lors de mon premier test.

Avec le Journey Rack, l’entreprise propose maintenant une version en aluminium. Qui dit aluminium plutôt que carbone dit évidemment quelques grammes de plus. Mais dans mon cas, ce petit surplus de poids s’accompagne surtout d’une bonne dose de tranquillité d’esprit.

Parce que, soyons francs, du carbone demeure du carbone : j’avais toujours une petite crainte de l’égratigner ou de l’endommager sur les terrains plus engagés.

J’ai donc installé le Journey Rack sur mon vélo de montagne semi-rigide, celui qui me sert justement à m’aventurer dans les sentiers difficiles, là où ça cogne et où le matériel est beaucoup moins ménagé. C’est précisément dans ce contexte que cette nouvelle option prend tout son intérêt.

Le support paraît très robuste. Je peux rouler sur des terrains techniques sans constamment me demander si une branche ou une roche laissera sa marque sur mon beau support en carbone.

J’y ai fixé mon AeroPack amovible et, pour moi, la combinaison est gagnante : la robustesse d’un support en aluminium alliée à la stabilité et à la facilité d’utilisation du système Tailfin. Si j’ajoute mes sacs de fourche à l’avant, j’obtiens une capacité de transport fort intéressante pour les aventures plus engagées.

Ce n’est donc pas le Journey Rack que je choisirais pour une configuration ultralégère sur mon vélo de route. Mais sur un vélo destiné à être brassé un peu plus sérieusement? J’accepte volontiers les quelques grammes de plus.

SpeedPack : petit, mais franchement pratique

À l’autre extrémité du spectre se trouve le SpeedPack. Avec ses 10 L de rangement principal et les 3 L supplémentaires de sa poche extérieure extensible, il reprend les principaux avantages du système arrière Tailfin dans un format beaucoup plus compact.

Et je dois avouer que je l’aime beaucoup.

Pour les sorties où un CargoPack de 18 L serait exagéré, mais où les poches du maillot ne suffisent plus, le SpeedPack trouve exactement sa place. Il remplace avantageusement ces petites sacoches de selle qui deviennent vite instables dès qu’on les remplit un peu trop.

Son principal avantage est justement cette stabilité. Contrairement à une sacoche de selle traditionnelle, qui oscille au rythme du pédalage ou sur les routes cahoteuses, le SpeedPack demeure parfaitement en place.

Son petit format convient aussi aux sorties rapides, aux brevets ou aux aventures minimalistes où l’on veut transporter quelques vêtements, de la nourriture et un peu de matériel sans sortir l’artillerie lourde.

L’ouverture à l’arrière facilite l’accès au contenu, le sac est entièrement imperméable et une valve permet même de chasser l’air lorsqu’on le comprime.

Bref, c’est probablement le produit Tailfin que je vois le plus facilement rester installé sur mon vélo au quotidien.

CargoPack : l’AeroPack bonifié

Lors de mon premier test, l’AeroPack était sans hésitation le produit qui m’avait le plus impressionnée. Le principe reste le même, mais Tailfin l’a fait évoluer et le commercialise maintenant sous le nom de CargoPack. Sa capacité principale est toujours de 18 L, mais deux poches latérales extensibles ajoutent 3 L de rangement facilement accessible. Une grande courroie sur le dessus permet aussi de fixer rapidement un vêtement ou tout autre objet qu’on souhaite garder sous la main.

Ce sont de petites modifications, mais elles comblent précisément ce qui manquait à la première génération. Dans un grand sac étanche, récupérer rapidement un seul objet devient forcément laborieux. Les poches extérieures accueillent maintenant les petits articles qu’on veut garder à portée de main sans devoir ouvrir, fouiller et recomprimer tout le contenu.

Même constat pour la courroie supérieure : elle est idéale pour y glisser un coupe-vent ou un vêtement qu’on vient de retirer et qu’on ne veut pas ranger complètement. Le résultat : un sac qui conserve l’immense avantage de l’AeroPack original, sa stabilité exceptionnelle, tout en devenant encore plus pratique pour les longues aventures.

Trois options, trois usages

La grande force de cette gamme, c’est justement qu’aucun produit ne remplace les deux autres. Tout dépend de ce qu’on veut faire avec son vélo.

Produit Idéal pour Points forts Points à considérer
Journey Rack VTT, gravel engagé, bikepacking sur terrain accidenté Très robuste; on le malmène avec moins d’appréhension qu’un support en carbone; excellente stabilité; système modulaire; parfait avec un CargoPack Plus lourd que la version en carbone; moins pertinent si l’objectif premier est d’alléger le vélo
SpeedPack Sorties à la journée, brevets, ultradistance minimaliste Compact; très stable; imperméable; accès facile; bouge beaucoup moins qu’une sacoche de selle traditionnelle Capacité plus limitée; nécessite tout de même un support arrière
CargoPack Bikepacking, ultradistance et voyages de plusieurs jours Grande capacité; stabilité exceptionnelle; imperméable; poches latérales facilement accessibles; courroie supérieure très pratique Plus volumineux pour les sorties courtes; investissement plus important qu’une sacoche de selle traditionnelle

 

Un système de plus en plus polyvalent

Ce qui m’avait impressionnée lors de mon premier essai demeure aujourd’hui la plus grande force du système Tailfin : sa modularité.

Selon la sortie prévue, on peut opter pour le petit SpeedPack, passer au CargoPack pour une aventure plus longue ou ajouter des sacoches latérales lorsque le voyage exige davantage de matériel. Et surtout, le même système suit le cycliste d’un vélo à l’autre : il suffit d’installer le bon adaptateur d’axe traversant au besoin!

Dans mon cas, une configuration robuste sur le vélo de montagne (Journey Rack et sacs de fourche) et des options plus légères sur mes autres vélos illustrent parfaitement l’intérêt du système. Plutôt que d’imposer une seule configuration de bikepacking à toutes les situations, on choisit les morceaux en fonction de l’aventure.

Après plusieurs années d’utilisation des produits Tailfin, c’est cet aspect qui continue de me convaincre le plus.

Et enfin… de la couleur!

Il fallait bien que cela arrive : Tailfin sort enfin du noir! L’entreprise propose maintenant certains de ses produits dans deux nouvelles palettes en plus du noir classique : Candy Mountain, dans des tons de gris pâle et de jaune, et Kentucky Bluegrass, qui marie l’olive et le beige.

Évidemment, cela ne change rien aux performances. Mais après des années de bagagerie presque exclusivement noire, avouons qu’un peu de couleur fait du bien!

Verdict

Lors de mon premier test, en 2024, j’écrivais n’avoir « jamais vu des produits rester aussi bien en place ». Plusieurs milliers de kilomètres, plusieurs vélos et plusieurs configurations plus tard, mon opinion n’a pas changé. Ce qui a changé, c’est l’étendue des possibilités.

Le SpeedPack répond parfaitement aux sorties où je veux voyager léger sans me contenter d’une petite sacoche de selle. Le CargoPack bonifie intelligemment un AeroPack que j’aimais déjà beaucoup. Et le Journey Rack apporte autre chose : la tranquillité d’esprit de pouvoir brasser mon vélo de montagne sur des terrains engagés sans craindre constamment pour le carbone.

Les produits Tailfin demeurent coûteux, surtout lorsqu’on additionne support, sacs et accessoires. Mais leur qualité de fabrication, leur stabilité et, surtout, leur capacité à passer d’une configuration à l’autre continuent, selon moi, de justifier l’investissement.

Et maintenant qu’on peut même assortir sa bagagerie à son vélo… ça devient dangereusement tentant.

Prix : ??? $

Pour plus d’informations : www.tailfin.cc


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Geneviève Healey

Fervente amatrice de données, ultracycliste à ses heures et instructrice de cardio-vélo à temps partiel, Geneviève carbure aux défis d’endurance. Elle rédige du contenu pour divers blogues, y décrivant entre autres ses aventures sportives, que vous pouvez suivre via @genevievehealey

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